Krach immobilier, crise économique - analyse de l'economiste : Erik IZRAELEWIC
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crise actuelle
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By nadernet
La crise immobilière américaine continue de déstabiliser l’économie mondiale. Ce week-end, c’est une banque britannique, la Northern Rock, qui en a fait les frais. Les banques centrales ont les moyens d’éviter une poursuite de la contagion.
Il y a urgence. Cette crise immobilière américaine a déjà contaminé la finance. Le risque, c’est qu’elle affecte maintenant la production, qu’après avoir touché les guichetiers des banques allemandes ou britanniques, elle n’ait maintenant des conséquences sur les informaticiens ou les ouvriers français. Alors, on l’a vu, la chute des prix du mètre carré aux Etats-Unis a déjà rendu là-bas de nombreux ménages insolvables. Elle a provoqué la faillite d’établissements financiers spécialisés, là-bas d’abord, ailleurs ensuite. Elle a mis en difficulté quelques grandes banques internationales. Plus personne ne veut prendre de risque, plus personne ne veut prêter de l’argent. Bref, ce krach immobilier a conduit à un gel des circuits financiers qui rend d’ores et déjà plus difficile le financement de la production. Face à cela, les banques centrales, américaine, européenne et ce week-end britannique, ont injecté massivement des liquidités. Pas pour sauver les spéculateurs mais pour permettre à l’économie de tourner. Si elles ne l’avaient pas fait, c’était l’étouffement assuré de l’activité, le voie directe vers une vaste récession mondiale.
Quelques industriels commencent quand même à ressentir les conséquences de ce krach immobilier. Jusqu’à présent, les industriels étaient restés sereins. Cette crise immobilière, c’était, pour eux, une affaire de financiers ; elle ne les concernait pas. Erreur. Certains commencent maintenant à en ressentir les effets. Ils ont d’abord, de manière générale plus de mal à trouver de l’argent pour financer leurs projets. Ils sont aussi, maintenant, directement affectés dans leurs carnets de commande. Exemple : l’immobilier américain s’effondre. C’est une chute de la construction, des achats de systèmes électriques donc. Cela ne peut pas ne pas avoir d’effet sur un groupe comme le français Schneider Electric, le leader mondial dans ce domaine. Il réalise aux Etats-Unis le tiers de ses ventes. La finance traverse une passe difficile. Elle est un gros client des SSII, des sociétés de services informatiques. Elles va y ralentir ses investissements. Une décision qui finira par affecter, tôt ou tard, les SSII du monde entier, le français Capgemini comme les autres. Bref, pour éviter que la crise immobilière ne débouche sur une récession mondiale, les banques centrales ont un rôle essentiel jouer. Un rôle inédit et difficile aussi. Ce n’est pas le moment de les déstabiliser. On pourra toujours les critiquer. Laissons-les d’abord éteindre l’incendie. On en reparlera, après.
Il y a urgence. Cette crise immobilière américaine a déjà contaminé la finance. Le risque, c’est qu’elle affecte maintenant la production, qu’après avoir touché les guichetiers des banques allemandes ou britanniques, elle n’ait maintenant des conséquences sur les informaticiens ou les ouvriers français. Alors, on l’a vu, la chute des prix du mètre carré aux Etats-Unis a déjà rendu là-bas de nombreux ménages insolvables. Elle a provoqué la faillite d’établissements financiers spécialisés, là-bas d’abord, ailleurs ensuite. Elle a mis en difficulté quelques grandes banques internationales. Plus personne ne veut prendre de risque, plus personne ne veut prêter de l’argent. Bref, ce krach immobilier a conduit à un gel des circuits financiers qui rend d’ores et déjà plus difficile le financement de la production. Face à cela, les banques centrales, américaine, européenne et ce week-end britannique, ont injecté massivement des liquidités. Pas pour sauver les spéculateurs mais pour permettre à l’économie de tourner. Si elles ne l’avaient pas fait, c’était l’étouffement assuré de l’activité, le voie directe vers une vaste récession mondiale.
Quelques industriels commencent quand même à ressentir les conséquences de ce krach immobilier. Jusqu’à présent, les industriels étaient restés sereins. Cette crise immobilière, c’était, pour eux, une affaire de financiers ; elle ne les concernait pas. Erreur. Certains commencent maintenant à en ressentir les effets. Ils ont d’abord, de manière générale plus de mal à trouver de l’argent pour financer leurs projets. Ils sont aussi, maintenant, directement affectés dans leurs carnets de commande. Exemple : l’immobilier américain s’effondre. C’est une chute de la construction, des achats de systèmes électriques donc. Cela ne peut pas ne pas avoir d’effet sur un groupe comme le français Schneider Electric, le leader mondial dans ce domaine. Il réalise aux Etats-Unis le tiers de ses ventes. La finance traverse une passe difficile. Elle est un gros client des SSII, des sociétés de services informatiques. Elles va y ralentir ses investissements. Une décision qui finira par affecter, tôt ou tard, les SSII du monde entier, le français Capgemini comme les autres. Bref, pour éviter que la crise immobilière ne débouche sur une récession mondiale, les banques centrales ont un rôle essentiel jouer. Un rôle inédit et difficile aussi. Ce n’est pas le moment de les déstabiliser. On pourra toujours les critiquer. Laissons-les d’abord éteindre l’incendie. On en reparlera, après.
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